Je suis en plein Changement.
Je ne souhaite plus être Shamsiel Divinae Ignis.
Je ne sais pas encore qui je vais être, mais Shamsiel Divinae Ignis
souhaite tourner la page et laisser le chapitre à une autre.

A bientôt 

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[ Bilan ] Avril 2018

Rien de spécial ce mois-ci. Mes visites sur Facebook se font de plus en plus rares. J’ai bien peur de passer d’environ 3 fois par mois à une seule fois, voir une fois tous les 2 mois! xD

Je privilégie tellement ma vie réelle que je me suis aperçue que je délaissais quasiment totalement mes contacts virtuels ou mes « potes » irl de l’éso et les divers groupes sur lesquels je suis inscrite. Je n’ai rien contre tout ce petit monde, c’est simplement qu’en ne passant pratiquement plus sur Facebook, il se trouve que je m’en détache un peu plus chaque jour. Je passe forcément plus de temps avec les gens réels que virtuels, c’était donc à prévoir. C’est peut-être aussi mon âge qui fait que je me désintéresse des réseaux sociaux peut-être? quand on construit sa vie et qu’on avance dans l’âge, on passe moins de temps dans le monde virtuel. Enfin c’est l’impression que j’ai!

Je suis en train de m’organiser pour faire une expo, et si elle est bien, je proposerais sans doute une rencontre pour la refaire avec vous! 
Oh, je ne m’attends pas à ce qu’il y ait du monde – je m’attends surtout à ne voir personne! mdr! – mais pourquoi pas? j’écrirais un article à ce sujet pour vous prévenir, au moins une semaine à l’avance! 

C’est tout pour Avril, à très bientôt!

 

[ Positivisme ] Citations « Mr. Wonderful » ~ Avril 2018

Le premier article au sujet des citations de l’agenda de la marque Mr. Wonderful est par ici.

· Fais que ce jour compte, tu ne le vivras qu’une fois.
· Entoure-toi de personnes qui t’inspirent.
· La vie est un ensemble de moments : crée-les au lieu d’attendre qu’ils viennent tout seuls.
· Aujourd’hui, fête en vue!
· Les lundis sont comme les machines à laver pleines de chaussettes.
· Avec une bonne dose de café, rien n’est impossible.
· Si tu veux suivre les tendances, sois heureux, ça ne se démode jamais.
· Tes meilleurs amis sont le service après-vente de ta vie.
· Tu ne perds que quand tu baisses les bras.
· Aujourd’hui, j’ai besoin de cafés serrés à volonté.
· Que tes rêves aient le courage qui manque à tes peurs.
· Concentre-toi sur toutes les bonnes choses de la vie, le reste est en trop.
· Nous allons vivre le moment présent et échanger des baisers à couper le souffle.
· Ceux qui se lèvent tôt se couchent trop tôt.
· Sois aussi clair que de l’eau de roche.
· Les chemins difficiles mènent souvent à des endroits merveilleux.
· Nous ne serons jamais aussi jeunes que ce soir. Allons fêter ça!
· D’accord, c’est lundi… Mais qui a dit qu’on ne pouvait pas aimer un lundi? Allez oust, va dévorer le monde!

[ Série ] Requiem

Création : Kris Mrksa
Année : 2018
Origine : Grande-Bretagne

Genre : Fantastique
Saisons : 1 (suite en cours de production)

Synopsis

Matilda Gray, une violoncelliste primée, est décidée à élucider le mystère qui a conduit sa mère à se suicider. Le sombre voyage vers la vérité de Matilda commence par la découverte d’une affaire de disparition qui lie sa mère à une enfant au pays de Galles.

– source : AlloCiné

A en lire le résumé, ça semble être une série assez commune, et qui semble tenir davantage du thriller (la série est aussi classée dans ce genre) que du fantastique.

En commençant à la regarder, la série m’a paru étrange : là où elle pourrait paraître lente, monotone pour pas mal de personnes, moi j’y vois une sorte de promenade avec une ambiance presque poétique. La touche fantastique n’est pas omniprésente, alors parfois on se demande si on ne regarde pas une « banale » série avec un énième personnage qui enquête sur une affaire bien précise.
Plus on avance dans les épisodes, plus on se rend compte que la série regorge de symboles et allégories. On y trouve notamment, au travers du cheminement de Matilda, la quête de soi, une quête initiatique, la « mort » de l’Initié et sa renaissance.

La série aborde des sujets surprenants, jamais vus pour ma part jusqu’à ce jour : la divination par les miroirs noirs, John Dee, la Monade Hiéroglyphique et les « Anges » de cet illustre alchimiste / astrologue (etc…!) britannique!

Dernière chose : Requiem n’a pas pour vocation de faire dans l’ultra gore et encore moins d’exploiter la peur, alors ne vous attendez pas à voir quelque chose de très violent (même si il y a quand même une ou deux scènes pas très « propres »!) ni d’effrayant.

Je ne peux en dire plus, car à l’heure d’aujourd’hui il n’y a qu’une seule saison et ne comporte que 6 épisodes (c’est peu! T_T), j’espère donc que la prochaine ne va pas tarder! en effet, le dernier épisode se termine sur une intrigue qui aiguise encore davantage ma curiosité!


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[ Livre ] Contes des Femmes qui Veillent

Auteur: Marie Faucher
Editions: Seuil

Résumé:

Dans tous les pays, à toutes les époques, il y a toujours une vieille femme sage ou une sage vieille femme et cela rassure de mettre ensemble ces mots. Or donc, en Mongolie, chez les Inuits, et ailleurs ou partout, une vieille grand-mère n’y voit plus, n’a plus de dents, mais elle sait, elle transmet ; détentrice et témoin d’une mémoire, d’une culture, elle est essentielle pour raconter et réconforter. Sans elle, les petits-enfants perdraient le rire…

Ce petit livre m’a été offert par une copine, m’expliquant que le titre, ou du moins « femmes qui veillent« , lui avait fait penser à moi. On compte une cinquantaine d’histoires, parfois extrêmement courtes, pour environ 170 pages. Ça se lit vite… à condition d’accrocher aux histoires! je vais être franche: ce n’est pas mon cas. J’ai lu une trentaine de ces petits contes, et pour le moment, pas un seul ne m’a emballée. Je m’ennuie à leur lecture. Les protagonistes principaux sont généralement des vieilles femmes ou des couples de vieux fermiers, parlant parfois comme le paysan de la campagne profonde; parfois ce sont des animaux. Je préfère de loin les récits avec ces derniers, même si ce n’est pas forcément trépidant.
Je dois l’avouer, le livre ne me donne pas envie de le terminer! mais pour ma copine, je le ferai, évidemment. Certaines histoires nous interrogent sur leur intérêt: y-a-t’il une morale à en tirer? si c’est le cas, quelle est-elle, tant l’histoire paraît complètement superficielle? à l’inverse, pourquoi ce conte? que vient-il faire ici?

J’aimerais pouvoir vous donner des extraits, mais il faudrait que je vous en donne de récits assez longs pour que vous ayez du contenu avec lequel vous faire une idée….et il n’y en a pas beaucoup! concernant les autres histoires, recopier leur début ne vous avancera pas; le « milieu » est court, donc même chose; quant à la fin… et bien du coup je risque de révéler toute l’intrigue! bref, un grand dilemme. J’y pense, je regarderai prochainement ce que je pourrais vous mettre sous les yeux.


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[ Livre ] Zoo City

9782266249058

Titre: Zoo City
Auteur: Lauren BEUKES
Editions: Pocket, 2011

Résumé:

Ancienne journaliste et ex-junkie, Zinzi habite Zoo City, un quartier de Johannesburg peuplé de marginaux et de criminels qui se sont vus attribuer la charge d’un animal symbiotique. Si l’animal meurt, son propriétaire aussi.
« Animalée » après la mort de son frère, Zinzi est affublée d’un paresseux qu’elle porte sur son dos. Elle vit désormais de petites arnaques et recherche ce ou ceux que les gens ont perdu(s). Elle est exceptionnellement douée pour cela.
Justement, une célèbre pop star s’est volatilisée. Zinzi espère tenir là son billet de sortie de Zoo City. Mais elle devra pour cela s’enfoncer plus encore dans les bas-fonds du ghetto…

J’ai commencé ce livre avant de savoir que sortait un film nommé Zootopie ! oui, ça fait un petit moment déjà! xD le roman de Lauren Beukes et le film de Disney n’ont rien à voir. Les seuls points communs: il y a des animaux, des arnaques et des enquêtes dans les deux!

Alors, mon avis: l’idée de symboliser le poids des pêchers par des animaux que l’on est obligé de se trimballer, j’ai trouvé ça super sympa! Dans l’ensemble, j’ai bien aimé, mais la protagoniste principale, Zinzi, ne m’était pas toujours sympathique. Un peu trop « je m’en bas les coui****« , un brin vulgaire et frimeuse, bon, ce n’est pas le genre de personne déjà dans la vie réelle que j’apprécie particulièrement, alors dans un roman… Et puis effectivement, son second « métier » d’arnaqueuse n’aide pas non plus! Néanmoins, ce n’était pas non plus un obstacle pour lire et apprécier l’histoire.

Les points négatifs: hormis, parfois, le personnage principal qui n’intéressera pas forcément tout le monde, l’histoire met du temps à démarrer. La véritable enquête ne commence pas avant le chapitre 11…
Il y a plusieurs personnages un peu énervants, mention spéciale à Maltais (Mark), qui donne des « ma chérie » à tout va. J’aurais été à la place de Zinzi, un inconnu qui m’appelle comme ça ne serait-ce qu’une fois je l’aurais recadré direct! lol

Les points positifs: le roman est très original, autant dans l’idée que dans son déroulement/sa construction. Par exemple, après certains chapitres, le chapitre suivant est un article de presse, la présentation d’un documentaire et les critiques qui vont avec, etc… . L’héroïne communique aussi par chat et e-mail, donc les conversations sont retranscrites jusqu’au langage limite sms, choses que l’on voit peut dans les romans du monde moderne, un glossaire est fournit en fin de livre pour comprendre des mots du vocabulaire sud africain (j’ai dénoté qu’il manquait quand même un ou deux mots mais on finit par piger tout seul), les surnoms que donne Zinzi aux inconnus pour les distinguer (elle les nomme par le nom de l’animal qu’ils possèdent ou un trait physique), elle compte en « alligators »…. en fait, on ne s’ennuie pas, le roman est vraiment original!

Bref, je ne vais pas trop en dévoiler, à vous de vous faire votre propre idée!

Extraits:

De: Mission de Livingstone [mailto: eloria@livingstone.drc
Envoyé: 21 mars 2011, 08h11
A: Destinataires Cachés
Objet: Bouteille à la mer

Madame,
Je m’appelle Eloria Bangana. Je vis en RDC, la République Démocratique du Congo. J’ai treize ans. Lorsqu’ils ont tué ma famille j’ai dû faire un choix: me prostituer ou me faire passer pour un garçon et travailler dans les mines de coltan.
Par chance, je suis petite pour mon âge. La plupart des gens croient que j’ai neuf ou dix ans. Alors j’ai choisi les mines parce que je peux me faufiler dans les soutettains avec ma pelle et mon petit seau pour tamiser, même si j’utilise surtout mes mains. Parfois, mes doigts saignent d’avoir gratter la terre.
On dit que les mines de coltan servent à fabriquer des téléphones portables. Je ne sais pas comment on peut faire un téléphone avec de la boue.

Makhaza’s Place est déjà très animé à 3 heures de l’après-midi, ce qui trahit le manque d’occupations saines dans le secteur. La popularité de Mak’s dans ce quartier d’églises et de bars peut être attribuée à 2 facteurs: le poulet façon Lagos, et la vue. Mak’s est situé au deuxième étage de ce qui était un centre commercial à l’époque où cette partie de la ville était un foyer cosmopolite, avec ses hôtels tape-à-l’œil, ses restaurants, ses terrasses de café et ses arcades bourrées jusqu’au ciel de produits de luxe. Zoo City aussi a eu une Ancienne Vie.

Résumé complet: (SPOILERS) Dehqan Baiyat était étudiant en cinéma à New York avant de se transformer en seigneur de guerre afghan, avec moto et mitrailleuse. Il devint célèbre à la fin des années 90, non pas en raison de ses trafics d’opium ou de ses tactiques brutales contre les talibans et l’OTAN… mais à cause du pingouin qui ne le quittait jamais.

Ses yeux sont mornes. Il a perdu une patte arrière. Le moignon a mal cicatrisé; la chair est grise, les poils poissés de sang caillé et de pus. L’animal sent l’humidité et la putréfaction, comme le ciment brisé du trou dont il est sorti.
– Merde, qu’est-ce que vous avez fait à cet animal?
– C’est du bon fric, m’imite Vilain. Tu en veux? On peut avoir un bon prix de ce Paresseux. Un animal rare, hein? On peut commencer par un doigt. Ou une patte.
– Le bras entier, même, dit Busi, qui s’est enhardie et s’approche. Ca te manquera pas. Tu t’en rendras même pas compte.
Le Porc-épic me regarde avec ses petits yeux porcins et malgré moi, malgré les règles de Sun City, je commence à reculer, lentement. Merde pour le téléphone. Odi peut se permettre de m’en payer un autre.
Mais Vilain a réussi à se faufiler derrière moi et me bloque le passage.

– Lâche-moi, connard!
Je me suis trompée. Songweza n’est pas une princesse gothpunk, mais une rockeuse mod indé néo-80’s. Même garde-robe colorée. Même surcharge d’eye-liner. Et c’est une peste, une furie.
– Song Radebe?
La question est inutile: elle ressemble exactement aux photos des magazines. Légèrement plus ébouriffée, peut-être, avec sa crinière de tresses retenue par un bandeau violet vif, et des bottes de cow-boy en peau de serpent de même couleur. Elle me voit, ou plutôt, elle voit Paresseux, et écarquille les yeux.
– Oh, merde!
Elle se dégage de l’étreinte de M. Sécurité et repart sur ses pas, grimpant les marches trois par trois.
Nous émergeons de l’escalier dans un couloir inondé de soleil pour tomber sur une situation sans issue: Songweza est piégée entre nous et Marabout & Maltais. Derrière eux, la porte du 1904 est entrouverte.

 


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[ Livre ] Un hiver à New York

Titre: Un Hiver à New York
Auteur: Lee Stringer
Editions: J’ai Lu

Résumé:

New York, 1985. Terré dans un recoin sombre de la gare de Grand Central, un Noir sans abri s’aide d’un crayon pour bourrer sa pipe de crack. Sa seule raison de vivre : trouver chaque jour de quoi se payer sa dose de drogue, et une planque pour survivre. Soudain, il a l’idée lumineuse d’utiliser ce crayon pour écrire sur de vieux papiers des bribes de sa vie : comment ce brillant graphiste, propriétaire de son appartement et de sa société, est-il devenu un drogué en marge de la société ? Repéré grâce à son style ironique et incisif, il est publié par Street News, un journal de la rue dont il est rapidement promu rédacteur en chef. Désormais accro à l’écriture, il fait de sa propre histoire un vibrant hommage à tous les drogués, alcooliques, prostitués, paumés qui ont été son univers lors de sa descente dans l’enfer de la drogue.

Roman autobiographique relatant la vie de Lee Stringer avant qu’il devienne chroniqueur, rédacteur en chef et écrivain. Sans-abri et toxicomane, Lee erra dans les rues de New York à la recherche d’argent principalement pour payer ses doses de drogue. On suit son parcours chaotique jusqu’au dénouement de son destin. Le résumé au dos du livre sera peut-être plus clair que mes quelques mots:

New York, 1985. Terré dans un recoin sombre de la gare de Grand Central, un Noir sans abri s’aide d’un crayon pour bourrer sa pipe de crack. Sa seule raison de vivre: trouver chaque jour de quoi se payer sa dose de drogue et une planque pour survivre.
Soudain, il a l’idée lumineuse d’utiliser ce crayon pour écrire sur de vieux papiers des bribes de sa vie: comment ce brillant graphiste, propriétaire de son appartement et de sa société, est-il devenu un drogué en marge de la société?
Repéré grâce à son style ironique et incisif, il est publié par Street News, un journal de la rue dont il est rapidement promu rédacteur en chef. Désormais accro à l’écriture, il fait de sa propre histoire un vibrant hommage à tous les drogués, alcooliques, prostitués, paumés qui ont été son univers lors de sa descente dans l’enfer de la drogue.

Bien que le sujet soit grave, l’auteur m’a arraché quelques rires et sourires. Je suis entrée dans le livre dès les premières lignes, par contre je dois avoué que j’ai décroché vers la fin, car cela devenait beaucoup trop sérieux, moins incisif et ironique. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce récit. Quelques extraits:

Et voilà que je remets ça. Je farfouille dans mon trou. Je sais qu’il y a un vieux cahier d’écolier quelque part, et je me dis que je pourrais me distraire un petit moment en écrivant un truc.
Tout ce qu’on peut faire quand on fume.
Le plus drôle, c’est que je m’y mets.
Je m’y mets vraiment.
Je commence par parler d’un pote à moi. Je décris simplement son appartement encombré. J’explique que j’aime bien ce fouillis. Ça donne l’impression d’un endroit habité. Et on peut deviner la vie du gars rien qu’en regardant autour de soi.[…] J’écris sans m’arrêter, et plus j’écris, plus ça devient facile. Et plus ça devient facile, plus l’écriture devient bonne, et au bout d’un moment, c’est comme si j’écrivais sous la dictée.
Très vite, je pense plus du tout à récolter du fric pour de la came. Je griffonne comme un malade; j’ai le coeur qui bat fort, je sens l’adrénaline qui monte, mes mains tremblent. Je suis tellement excité que je manque de me chier dessus.
C’est comme se défoncer.

Sur les coups de 15 heures, j’étais au courant de tout le programme et on m’avait transféré en car à Ward’s Island – juste en face de mon ancien appartement de la 96ème, de l’autre côté de l’East River, ironie du sort – en compagnie d’un Blanc velu et maigre comme un clou qui n’habitait pas la même planète et d’un frère de couleur bavard, pleurnichard, avec une coiffure de femme et des mœurs sexuelles douteuses. Chacun de nous fut fouillé, puis on eut droit à un rapide sermon solennel concernant l’interdiction d’introduire des produits de contrebande dans le centre, après quoi on nous annonça que quelqu’un allait venir nous chercher. Pendant qu’on attendait sur un banc, la grosse folle ne cessa de jacasser à l’entrée du bâtiment, très fière apparemment d’afficher sa connaissance approfondie du mode de fonctionnement des refuges. De toute évidence c’était un habitué.
– Tu vas entrer dans le Waldorf des refuges municipaux, me dit-il. C’est ce qu’on fait le mieux dans le genre.
– Et toi, tu es qui? lui demandais-je. Le guide Zagat des clochards?

En sortant de chez Popeye, les bras chargés de boîtes contenant chacune deux morceaux de poulet, je me retrouve là où tout à commencé: devant un juge. Mais celle-ci est descendue de son perchoir, elle a ôté sa robe et elle vient faire la pêche aux voix au coeur de Harlem; elle semble à deux doigts de la panique.
– Bonjour, je m’appelle Karen Burstein, entonne-t-elle courageusement, me prenant pour un habitant du quartier. Je me présente au poste d’attorney général.
– Salut, dis-je d’un ton joyeux, en brandissant une boîte de chez Popeye. Moi c’est Lee Stringer, je me présente au conseil municipal et je distribue du poulet frit.
Elle rit de bon cœur.
Je me retourne, je monte dans la camionnette qui m’attend et me penche par la vitre pour la saluer d’un petit signe de tête.
– Ça se passe comme ça, par ici, dis-je.

Impossible de lui faire entendre raison. Pendant dix minutes, on valse à travers la pièce, enlacés dans une étreinte folle; on cogne contre les murs, on renverse les lampes, on fait basculer les chaises. Tant que je refuse de le planter, il ne cédera pas. Et je ne peux pas le lâcher, moi non plus. Sinon, il risque de ramasser un truc pour se jeter sur moi, et je serai obligé de le planter.

 


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